Formation professionnelle : révolutionner les contenus en même temps que les modalités ?

La réforme de la formation professionnelle est en cours. Plus souple, plus facile à mobiliser, mieux adaptée au marché du travail, etc. Beaucoup d’acteurs du marché qualifient aujourd’hui positivement ce projet de réforme mais qu’en est-il vraiment ? Comment cette réforme va-t-elle être mise en place ? Que va-t-elle réellement changer pour les salariés et les entreprises ?

Aujourd’hui la France a un besoin urgent de réformer sa formation afin de lutter plus efficacement contre ce chômage de masse structurel qui frappe le pays depuis maintenant trop longtemps. Selon une étude de l’INSEE menée en 2010, les salariés français ne consacrent pas plus d’une minute par jour à leur formation, pour un total annuel de 6 heures…Comment expliquer un chiffre aussi faible ?

Deux explications principales permettent de répondre à cette question.

FormationDes formations trop complexes à mobiliser. Pour avoir droit à une formation, le salarié devait être en poste, avoir la validation de son N+1, choisir parmi un catalogue de formations proposées par son employeur etc. La future réforme de la formation professionnelle va dans le bon sens en cherchant à assouplir ces règles, mais on est en droit de se demander ce que va donner l’application concrète de ces mesures.

La complexité et la multitude des informations à traiter peuvent laisser  perplexe, mais le principe reste bon donc faisons preuve d’optimisme jusqu’à la lecture des décrets.

Des formations trop chères.

Là encore, en favorisant l’e-learning, la réforme de la formation professionnelle va dans le bon sens, encore va-t-il falloir donner aux responsables RH de la visibilité sur les contenus disponibles. Cette réforme sera l’occasion de retravailler les différents contenus disponibles en développant des modules d’e-learning complets et innovants. Certaines plateformes de recrutement, comme par exemple le site Boostyourjob.com comptent à terme proposer des modules d’e-learning en adéquation avec les besoins réels des responsables RH.

On voit donc que cette réforme va dans le bon sens mais que sa mise en œuvre risque de s’avérer complexe. Elle sera l’occasion de révolutionner les contenus en allant vers des formations mieux adaptées aux besoins quotidiens des entreprises et en s’orientant vers une généralisation de l’e-learning, plus souple et moins coûteux pour les entreprises.

Il ne faudra pas non plus oublier les chômeurs afin que ceux-ci puissent bénéficier directement de cette réforme et c’est en ce sens que le remplacement du DIF (Droit Individuel à la Formation) par le CPF (Compte Personnel Formation) semble être une bonne chose même si là encore la mise en œuvre s’avère laborieuse.

Si ces problèmes sont bien analysés et anticipés les pouvoirs publics devraient pouvoir trouver les solutions. Si en revanche cette réforme de la formation professionnelle, ainsi que les décrets qui y seront rattachés, sont formulés à la va-vite et si encore une fois les effets d’annonce priment sur le fond, cette « révolution » pourrait s’avérer catastrophique.

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